• Pour les historiens, le manuscrit original de Jules Verne Le tour du monde en 80 jours s’était évanoui. La persévérance d’une éditrice prouve le contraire.

    Plus personne n’y croyait, et pourtant. Le manuscrit original du roman d’aventures rédigé en 1872 a été retrouvé par Jessica Nelson, éditrice chez Saints Pères. La jeune femme, âgée de 36 ans n’est pas du genre à baisser les bras. À la manière de Jules Verne, l’histoire pourrait s’intituler Voyage au centre d’une bibliothèque... Car c’est au coeur des fonds Hetzel de la BNF, à Paris, que l’éditrice a entamé de longues recherches.

     

    Difficile d’imaginer l’émotion que cette passionnée de littérature a dû ressentir lorsque, fouillant dans un dossier censé contenir des contrats d’édition, elle tombe quasi miraculeusement sur le texte intégral du Tour du monde en 80 jours. « Après avoir édité Vingt mille lieues sous les mers en 2014, nous souhaitions partir à la recherche d’un autre grand manuscrit inédit de Jules Verne. Nous avions toutefois renoncé à l’espoir de mettre un jour la main sur le manuscrit complet du Tour du monde en 80 jours, plusieurs spécialistes nous ayant assuré que ce dernier avait disparu », raconte l’éditrice Jessica Nelson.

    Manuscrit de Jules Verne Le Tour du Monde en 80 jours, édition des Saints Pères

    Manuscrit de Jules Verne Le Tour du monde en 80 jours, éditions des Saints Pères
    © Éditions des Saints Pères

    « Quelle ne fut pas notre surprise, au cours de recherches approfondies dans le Fonds Hetzel, de découvrir un manuscrit énigmatique, couvert de l’écriture de Jules Verne et mentionnant les aventures de Phileas Fogg. Quelle ne fut pas notre joie, à la lecture plus attentive de ce document inattendu, de comprendre qu’il s’agissait bien de l’unique manuscrit intégral du plus célèbre livre de Jules Verne », raconte l’éditrice.

     

    Une rigueur d’écolier
    Ce roman « se lit aujourd’hui et se lira demain avec le même émerveillement qui fut celui de ses premiers lecteurs », affirme dans la préface de cette édition, tirée seulement 2.000 exemplaires, l’Académicien Jean-Christophe Ruffin. Le texte manuscrit est très lisible. Jules Verne écrit d’un écriture serrée avec assez peu de ratures. On l’avait oublié mais il écrit à la plume. Quand l’encre s’épuise, la ligne pâlit. On imagine Jules Verne plongeant sa plume dans l’encrier puis reprenant son travail.

     

    Le manuscrit publié dans son intégralité est enrichi des 38 feuillets autographes, les seuls manuscrits disponibles jusqu’à présent, conservés au Musée Jules Verne de Nantes. L’édition, présentée dans un coffret bleu, est illustrée avec des gravures de l’édition originale de 1873. Le coffret est disponible sur le site de la maison d’édition des Saints Pères. Pour accéder au site, CLIQUEZ ICI

    Célia Mascré
    France 3 Hauts-de-France


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    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr 1870. Mamontov, un riche exploitant de lignes de chemins de fer, achète la propriété d’Abramtsevo, au nord de Moscou. Dans ce beau domaine boisé, il compte réaliser son grand projet : revenir aux sources de l’art russe… Tout un programme !

    Pour cela, il invite les meilleurs artistes de son temps. Peintres, sculpteurs, auteurs, compositeurs : ils sont nombreux à le rejoindre. Abramtsevo devient vite une colonie d’artistes très courue.

    Ilya Repin, Portrait de Savva Ivanovitch Mamontov, 1878, huile sur toile, collection privée
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    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.fr Le peintre Viktor Vasnetsov, par exemple, est enthousiasmé par cette aventure. Dans la propriété, il fait bâtir une église en s’inspirant des contes russes.
    Il va même jusqu’à faire construire une maison de "Baba Yaga", la version russe de la sorcière occidentale.

    Viktor Vasnetsov, Maison de “Baba Yaga”, Abramtsevo, photo : A.Savin
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    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.frMamontov veut aller encore plus loin. Pour occuper ce petit monde artistique, il décide de tous les mobiliser pour créer un chef-d’œuvre commun : un opéra !

    Leur première collaboration est La Fille de neige. Inspiré d’une histoire populaire russe, cet opéra raconte le destin tragique d’une jeune fille née des amours de la "Fée du Printemps" avec "l’Hiver".

     Viktor Vasnetsov, La Fille de neige, 1899, huile sur toile, 116 x 80 cm, Galerie Tretyakov, Moscou
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    Vous n'arrivez pas à voir les images ? Contactez-nous sur jean@artips.frEt pour les costumes et les décors ? On fait évidemment appel à Vasnetsov, lui qui a si bien su transcrire l’imaginaire des contes russes dans ses constructions.

    Cette version de La Fille de neige est ainsi jouée pour les artistes d’Abramtsevo, mais aussi à Moscou. Cet "art total" révolutionne l’opéra russe. Et vingt ans plus tard, c’est sur ce modèle inventé par Mamontov et ses artistes que la France découvre les fameux Ballets russes !

    Viktor Vasnetsov, Costume pour l’opéra “La Fille de neige”, 1885
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    Pour en savoir plus : Toutes les informations ici

    Pour voyager à travers les saisons russes, de la fin de l’hiver au doux printemps et jusqu’à l’arrivée de l’été, direction l’Opéra de Paris ! Dès le 15 avril, La Fille de neige s’installe sur la scène de Bastille.
    Ce conte merveilleux a été mis en musique par le compositeur Nikolaï Rimski-Korsakov, qui le considère d’ailleurs comme sa meilleure œuvre : "Tout y est scénique, musical et bien construit, parfaitement proportionné." En toute modestie !


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    Cai Guo-Qiang, Explosion de l'œuvre "Desire for zero gravity", 2012, Musée d’Art Contemporain de Los Angeles
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    Au Musée d’art contemporain, un puissant bruit d’explosion retentit. Sur une vaste surface de papier, de la poudre à canon s’enflamme brusquement.
    Le public, sidéré, est heureusement protégé derrière des barrières. Il ne s’agit pas de l’acte d’un dangereux pyromane, mais d’une création artistique !


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