• Résultat de recherche d'images pour "machine café humour"

     

     

    Ouf ! J’ai bien besoin de faire une pause, cet ordinateur me ruine les yeux.

    -      Zézette, on va boire un jus ?

    -      Yep, chouette ! Tu as de la monnaie ?

    -      Oui regarde ou plutôt écoute : cling cling cling cling. Oh zut, cette pièce s’est coincée, ça bloque tout.

     

    Ziip ziip Alerte !

     

    -      Oh la la, qu’est-ce-qu’on a fait ? Boum boum boum et vlan… Ah, tu vois ça refonctionne.

     

    Glou glou glou, le doux son du café qui descend dans les tuyaux… Splash !

     

    -      Je suis toute éclaboussée, il n’y a pas de tasse. Grrrr grrrr grrrr et vlan ! Tiens, prend ça, machine de mmm.


    6 commentaires
  • Adieu LéaLéa n'est plus. Ceux qui me suivent depuis longtemps déjà et/ou qui ont lu mon livre "Adelyne" se souviendront de Léa. C'est la dame de Savoie chez qui mon fils avait passé une année lorsqu'il n'avait que 7 ans. Il s'y était beaucoup attaché et a toujours gardé le contact avec elle. A 91 ans, en ce mois de juin 2016, elle s'est assise sur une chaise, ne prenant pas garde qu'était posée là, une bouillotte. Bêtement, elle a perdu l'équilibre et s'est cassé le col du fémur. L'hôpital ne l'a pas prise en charge immédiatement et elle est décédée. Mon fils et moi-même avons été très affectés et nous nous sommes rendus à son enterrement. La petite église était noire de monde tant Léa était appréciée dans son village. Je vous cite ici un petit hommage que mon fils lui a rendu "Après avoir pris soin de nous et veillé sur les montagnes, nous prendrons soin de ne pas oublier qui tu étais ni ton sourire ni ta générosité ni ta bravoure. Maintenant le phénix s'envole pour un autre voyage qui je l'espère lui sera plus merveilleux. Et l'aigle désormais se confond aux montagnes. Bisous Léa."

    Pour mémoire : petit extrait de la rencontre avec Léa  http://arielle.eklablog.com/la-dame-de-savoie-a112830866


    11 commentaires
  • L’ange de la rueCédric, né dans la rue, a été placé en foyer d’accueil dès sa plus tendre enfance. Non seulement il a été séparé de ses parents mais il est privé de sa liberté. Plus il grandit et moins il supporte cet internement. Ne sachant plus à quel saint se vouer, il s’adresse directement à Dieu. Il prie, il supplie :

    • Mon Dieu, sortez-moi de cet enfer, emmenez-moi loin d’ici par pitié.

    Nous sommes un 24 décembre, il fait déjà nuit. Il prépare son baluchon :

    • C’est décidé, je me sauve. Je vais aller voir le père Noël au supermarché, peut-être qu’il me donnera quelques papillotes. Cette nuit, il doit y avoir un miracle.

    Dans le même temps, une vieille dame décide elle aussi, de se faire plaisir en cette nuit magique. Elle s’esquive de la maison de retraite, n’ayant qu’une idée en tête : aller s’acheter des chocolats à la liqueur au supermarché. Il y a bien longtemps qu’elle n’a pas eu un peu de douceur dans sa vie.

    Rayon gourmandises : Cédric ayant encore quelques traces de sucreries au bord des lèvres, cherche des gâteaux, quelque chose qui tienne au corps car il n’envisage pas une seconde de retourner dans sa prison dorée. Sous les yeux effarés autant qu’amusés de la vieille dame, il chaparde des nonettes et les glisse discrètement sous son blouson.

    • Euh… Bon ! Elle m’a vu, ça c’est certain. Je vais marcher à ses côtés, passer à la caisse avec elle, comme ça elle ne dira rien.

    Il lui jette un regard si émouvant qu’elle répond par un sourire qui lui fait chaud au cœur. Il y a bien longtemps qu’il n’a pas eu, lui aussi, un peu de douceur dans sa vie.

    Arrivés devant la caissière un peu surprise de voir ce couple étrangement dépareillé, il colle sa bienfaitrice qui garde le secret puis il la suit. Elle presse le pas, elle n’est pas rassurée :

    • Et s’il me volait mon sac ? Pourquoi m’accompagne-t-il ?

    Elle serre précieusement contre sa poitrine sa jolie boîte de chocolats ainsi que sa bourse.

    • Ouf ! Me voici arrivée.

    La porte vitrée de la maison de retraite se referme derrière elle, elle se sent en sécurité mais n’arrive pas à détacher son regard de ce petit bonhomme resté dans le froid. Lui, continue à mâchouiller ses nonettes, il n’est pas du tout inquiet et même se lèche les doigts, cependant ses yeux en disent long.

    • Je ne peux tout de même pas l’inviter à entrer, l’infirmière va bientôt me porter mes médicaments. Que faire pour ce petit ?

    Une pulsion la saisit, un élan du cœur. Elle sent bien qu’il n’est pas dangereux. Sans même y réfléchir, la voici dehors à nouveau. Elle lui tend la main et sans piper mot, l’entraîne dans les allées bien vertes et enneigées, à peine éclairées par un clair de lune inspirant le vagabondage des âmes. La gare se situe au bout du chemin, ils prennent place sur un banc, main dans la main et chacun y va de ses pensées. La vieille dame se revoit avec nostalgie à cette époque savoureuse où elle se promenait avec sa petite fille. Cédric se demande bien que sont devenus ses parents :

    • Peut-être sont-ils là, au bout du quai embrumé ?

    La vieille dame s’assoupit, réconfortée par ce petit ange qui se blottit sur son épaule. Morphée vient les chercher pour un tendre voyage qui les mènera au bout de la nuit.

    Le jour se lève, Cédric tente de réchauffer la main de la dame. Elle est gelée et pourtant elle sourit toujours dans son sommeil, elle semble heureuse.

    • Il faut que je lui trouve une couverture.

    Oubliant qu’il est en fuite, il se précipite vers le chef de gare qui ne peut que constater le décès.


    8 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique