• Extrait N°9 du récit "Un bien pour un mal", en cours d'écriture

    Extrait N°9 du récit "Un bien pour un mal", en cours d'écritureElle partit acheter quelques pommes et du miel : produits locaux, dans une rue en contrebas et les offrit à ses sœurs. Décidément, le cordon familial se reformait. Cette journée fut un délice après tant d’années de discordes en tous genres. Sur le retour, Rose et Elie échangèrent des souvenirs d’enfance dans la région, évoquèrent des personnages qui étaient décédés sur cette petite route escarpée. Anaïs était trop petite et n’avait pas les mêmes souvenances. Toutes ces informations étaient bien intéressantes. Avant de regagner leurs pénates respectifs, elles décidèrent de faire un courrier en recommandé au copropriétaire afin, au moins, de l’informer des démarches et d’obtenir un rendez-vous. Elie retourna à Saorra quelques jours plus tard, démonta cette porte et y passa la nuit. A l’intérieur de la maison, les serrures étaient tellement vieilles que les clefs se cassèrent dedans. Elle réussit cependant à accéder à quelques pièces et resta en admiration devant les rideaux en dentelle d’époque, toujours en très bon état. N’ayant pas pu pénétrer dans la pièce sous la cuisine où elle avait stocké un chauffage au gaz, elle se gela malgré sa grosse couette. Janvier en montagne est très rude ! Elle put contacter l’artisan du coin qui avait bien connu la famille et lui demanda un devis pour au moins, réparer la toiture. Un couple de jeunes lui proposa ses services pour les petits travaux. Il restait à voir par où commencer tant il y avait à faire et surtout comment financer. La priorité était déjà de remplacer la porte d’entrée vermoulue car n’importe qui d’un peu bricoleur pouvait entrer facilement. Ensuite, il était vraiment impératif de réparer cette cheminée qui s’était écroulée faisant des dégâts dans la toiture, et puis les gouttières qui menacent encore de tomber sur la tête des passants. Pour la toiture, la voisine attenante se fâcha car la pluie coulait chez elle. Bien sûr, elle avait raison mais voici : bien que le devis ne fut pas excessif, il fallait trouver l’argent. Gros problème pour les quatre sœurs ! A cela s’ajoutent l’assurance et la taxe foncière.

    Comme prévu, Anaïs prépara un courrier en recommandé avec accusé réception pour le copropriétaire. Ce courrier dans un premier temps était une simple demande de rendez-vous afin de mettre les choses au clair. Il accepta. Les sœurs ne savaient pas ce qu’il avait mijoté ! Arriva le jour « J ». L’homme les fit entrer, elles furent très surprises de voir qu’il avait superbement bien aménagé le rez-de-chaussée. Après quelques échanges de politesse, il les invita à s’asseoir. Rose sortit le règlement de copropriété et lui expliqua les quelques règles de base à respecter. Il se mit dans une colère incontrôlée, se déploya haut et fort comme un ours en colère et les vira de chez lui. Les quatre sœurs restèrent calmes et ne délogèrent pas. Toujours confortablement assises, elles demandèrent à pouvoir discuter car visiblement, il n’avait pas tous les tenants et aboutissants du dossier. Il ravala sa rage prétextant qu’il ne savait pas qu’il y avait un règlement de copropriété. Rose, très futée et excellente négociatrice, lui remis une copie de cet acte. Elle avait prévu le coup ! Sa femme, les prenant pour des cruches, joua les naïves « nous payons des impôts fonciers, donc le jardin nous appartient dans sa totalité ». Quel bobard ! Tout le monde sait bien que les impôts fonciers concernent l’habitation en propriété. Enfin bref, ils tentaient de noyer le poisson qui commençait à se mordre la queue. Les sœurs, imperturbablement pacifiques, demandèrent à voir leur acte de vente. Ils ne l’avaient pas à Saorra mais dans leur seconde résidence. Bien ! Elles demandèrent qu’il leur envoie par mail afin de comparer avec ce qu’elles possédaient. Il accepta. Anaïs fut désignée pour représenter ses sœurs et éviter ainsi de s’éparpiller.

    Suite à cet accord conclu, Les sœurs demandèrent à pénétrer dans leur propre maison, à savoir les étages puisqu’elles n’avaient pas les clefs. Il fallait donc passer par la terrasse que Monsieur squattait sans état d’âme. Ah ! Pénétrer dans cette partie de la maison qui ne lui appartenait pas, était chose aisée pour lui… Cherchez l’erreur !   

    ... à suivre !

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 11 Avril à 11:23

    Un gros salaud ce type et sa femme. Quand on tombe sur des gens pareils, il faut avoir de quoi répondre solidement. Bonne journée, et suspens pour la suite...

    2
    Annick
    Mercredi 11 Avril à 11:57

    J'adore et j'ai hâte de connaître la suite... 

    Je m'imagine aisément les scènes connaissant les lieux...

    Je pense à toi de mon Auvergne et t'embrasse très fort.

    3
    Mercredi 11 Avril à 13:09
    De mauvaise foi tout de même les copropriétaires ! J'ai aimé te lire.
    4
    Jeudi 12 Avril à 07:23

    Salut je repasserais pour lire

    Pas terrible te temps ce matin ,

    Il fait frais et cela sent la pluie.

    Bonne journée

     

    5
    Jeudi 12 Avril à 10:41

    J'espère que la mauvaise foi ne triomphera pas !

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