• Extrait N°8 du récit "Un bien pour un mal", en cours d'écriture

    Extrait N°8 du récit "Un bien pour un mal", en cours d'écritureLes voyant dans la panade, le neveu mexicain établit une proposition digne d’une compagnie d’assurance afin de payer le notaire. Au passage, il fallait lire entre les lignes (il y en avait cinq pages) car c’était une vraie supercherie. En fin de compte, il demandait à ses tantes de lui céder leur héritage, tout ceci pour avancer 1600 euros ! Quelle honte ! Les tantes, fortes de leurs expériences passées, ne se laissèrent pas abuser. Une année se passa encore et Elie en profita pour rassembler la somme. Elle paya pour tout le monde et un nouveau rendez-vous fut pris. Cette fois-ci, mise devant le fait accompli, Rose sorti de ses ténèbres et bien évidemment n’était pas d’accord. Elle inventa à nouveaux des arguments ne tenant pas la route dans l’espoir d’échapper à cette signature, sauf que sans l’accord unanime, la succession ne pouvait pas être soldée. Il fallait donc arriver à la dérider… Comment la convaincre de venir à ce rendez-vous puisque le notaire était payé ? Ce ne fut pas une mince affaire ! Elie se fâcha très fort et Rose finit quand même par refaire le contact. Elle ne voulait pas signer, craintive des frais que cela engendrerait. Il fallut lui expliquer en long, en large et en travers que de toute façon cette signature était obligatoire dans la mesure où elles avaient à nouveau accepté la succession et que dans ce cas la loi est formelle : on ne peut pas revenir en arrière. Elle usa de tous les arguments possibles et imaginables mais dut bien se rendre à l’évidence. Elle promit d’être là pour la signature. Ceci engendrait encore des frais, il y avait le voyage, l’hôtel, bref encore des arguments qu’elle avançait pour ne pas venir mais ni Anaïs ni Elie ne cédèrent à ses complaintes. Elles étaient déjà bien gentilles d’accepter de la récupérer à Perpinyà. Jusqu’à la dernière minute, il fallut relancer Rose pour qu’elle donne son heure d’arrivée. Personne n’était sûr de rien ! Enfin, ouf ! Elle indiqua dans quel hôtel elle descendait. Angoisse le lendemain : et si elle refusait de signer chez le notaire ? Il fallait s’attendre à tout.

    Violette et Anaïs remboursèrent Elie mais pas Rose qui de toute façon n’avait pas cette intention.

    Circuler à Perpinyà relève du défi ! L’hôtel de Rose se situait en face de la gare. Elie et Anaïs se perdirent dans un dédale de ruelles pour enfin atteindre l’hôtel avec une heure de retard, du klaxon plein les oreilles. Ils sont nerveux dans le sud. Anaïs alla à la rencontre de Rose qui la reçut dans sa chambre très cordialement. Par contre, le premier contact entre Rose et Elie tourna aigre. Elles craignaient toutes les deux de se revoir et il ne fallut qu’une seconde pour que ça pète. Ah, pour péter ça a pété ! Pour une broutille comme toujours dans les disputes violentes. Installées dans la voiture, Anaïs calma le jeu et en avant pour Saorra. L’ambiance devint enfin normale et la communication se fit avec bonheur. Elles s’arrêtèrent à Vilafranca de Conflent, à l’entrée de son enceinte fortifiée, pour se restaurer au « Bistrot catalan », typique de la région et excellemment délicieux. Elie restait méfiante quant à Rose qui pourtant était devenue charmante. Le restaurateur bichonnait tellement ses petits plats qu’elles arrivèrent chez le notaire avec dix minutes de retard ! S’ensuivit la lecture des actes notariés, les mille et une questions d’Elie et de Rose puis vint l’instant fatidique de la signature. Oh miracle ! Chacune signa dans la bonne humeur. Elles se rendirent ensuite à Saorra où elles ne purent entrer dans la maison. Lors de son dernier passage, Elie avait si bien barricadé à cause du propriétaire du rez-de-chaussée, qu’il fallait démonter la porte ! Elles n’avaient pas le temps et se contentèrent donc de jeter un œil au jardin où elles ne purent que constater à nouveau que le copropriétaire du rez-de-chaussée prenait de plus en plus ses aises. Elles tentèrent de le contacter mais en vain. Elles se rendirent à la mairie pour informer que la succession était enfin réglée. Le contact avec la mairesse fut très cordial car Elie était déjà bien appréciée dans le secteur. Elle se sent chez elle là-bas, c’est évident. Rose aime la région, Elie et Anaïs sont attachées à la maison, Violette chérit ses souvenirs d’enfance et tient au patrimoine. Eh bien voici que pour une fois, elles sont sur la même longueur d’ondes. Lors de cette visite éclair, elles rencontrèrent la voisine et un ami d’enfance d’Anaïs. Il était visiblement content de la revoir et lui donna des nouvelles de son amoureux d’adolescence. Anaïs eut un pincement au cœur : dire qu’elle avait failli se marier là-bas. Ses erreurs de jeunesse lui revenaient en pleine face...

    à suivre !

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  • Commentaires

    1
    Mardi 20 Mars à 13:07
    Les problèmes d'héritage qui souvent divisent mais là tout se termine bien. Bisous
    2
    Jeudi 22 Mars à 17:16
    Salut
    Ah ces héritages! Que de problèmes même si ce sont de petites gens.
    J'en ai fait l'amère expérience.
    Très bien ton texte.
    Bonne journée
    3
    Jeudi 22 Mars à 23:33
    Rien de facile dans cette succession.. Sinon les souvenirs qui reviennent en pleine figure. J'aime le décor planté dans le sud.
    4
    Dimanche 25 Mars à 08:20

    Salut

    Le changement d'heure s'est bien passé vu que je suis réveillé.

    En plus il ne pleut pas alors prions pour que le soleil arrive vite nous réchauffer.

    Bon dimanche

    5
    Vendredi 30 Mars à 19:33

    Salut
    Le temps est pluvieux et venteux.
    J'espère qu'il fera beau dimanche.
    Bonne fêtes Pascales.

    6
    Mercredi 4 Avril à 18:38

    Plus on est d'enfants à hériter, plus cela devient difficile. J'attends la suite avec impatience. Bonne soirée Arielle. Bises.

     

    7
    Mardi 10 Avril à 12:54

    Alors, chère Arielle.. je me languis de la suite.. belle journée

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