• Vade retro satanas

    Onze jours maintenant sans nouvelles http://www.grisy.net/article-23841241.html . C’était le silence total. Plus j’y réfléchissais, plus j’étais convaincue qu’il refusait tout contact en vue de son passage en conciliation. J’espérais ne pas me tromper. Cela voulait dire qu’il fallait que je patiente encore neuf jours ! En avais je la force ? Oui, si je savais que c’était l’unique raison. Mais quand même, il aurait pu m’en parler. Je n’aurais pas été contente mais j’aurais compris et j’aurais joué le jeu. Comme d’habitude, il me sous estimait et pensait que je prendrais très mal la chose alors il inventait n’importe quoi, se servait de la maladie de sa mère et se comportait avec moi comme un ours mal léché. Il était très maladroit et n’avait pas encore pigé que je n’étais pas chiante comme la majorité des femmes. Il savait pourtant que je réfléchissais et que mon seul but était de l’aider. Ou alors, il me surestimait et pensait que j’étais blindée à toute épreuve ! C’était vrai que jusque là, il m’avait testée et re testée. J’avais passé des moments et des épreuves humainement pratiquement insurmontables et j’avais tenu le coup. C’est vrai qu’il devait croire que j’étais forte malgré mes allures de petite fille. Il avait raison mais j’étais usée et aspirais à souffler un peu. J’en avais assez de lutter sans répit et entièrement seule. Avec lui, je devais tout deviner !

    Heureusement que nous étions en phase, intellectuellement parlant, heureusement que nos pensées étaient suffisamment fortes et en liaison cosmique permanente pour pouvoir maintenir le cap. J’étais quand même déçue car une telle décision aurait dû se prendre à deux. Nous avions toujours dit qu’il n’y aurait pas de tricherie entre nous, que nous en parlerions s’il y avait un problème et là….il faisait bande à part et m’imposait son point de vue. Je n’avais pas le choix. Je ne pouvais que me laisser entraîner par le tourbillon de  la vie et me sentais si impuissante ! Il y a des moments où nous ne pouvons pas dévier de notre destinée. Tout est écrit.

    Douzième jour. Fr…… enfin me téléphona. Il était en route pour venir me voir. Nous avons passé une soirée mémorable. C’était les explications, les pleurs, les rires. Soirée défoulement autant pour lui que pour moi. En larmes, il me racontait comment il avait frappé le mur pour ne pas buter son ex. Depuis notre retour de Voiron http://www.grisy.net/article-15106284.html, elle tentait de lui enlever son droit de visite sur les enfants. La voilà donc cette embûche ! C’était encore cette femme perverse qui détruisait notre amour…ou du moins qui essayait ! Car pour démolir une telle passion, il fallait une catastrophe mondiale au minimum et même là….je pense que dans la mort nous serons encore liés. Alors cette femme ouragan qui se comportait comme une tornade n’était pas prête d’aboutir mais elle laissait beaucoup trop de séquelles sur son passage ! Bien évidemment, le choix de mon amour fut vite fait : pour ne pas perdre ses enfants, il m’avait écartée…….jusqu’à la conciliation. Après, on s’en fichait : elle aura signé. Elle était horrible ! Elle lui interdisait d’emmener les enfants à Merlimont, elle lui interdisait même de les emmener avec lui lorsqu’il passait une soirée chez un pote. En bref : elle lui interdisait de bouger. Il devait rester cloîtré chez sa mère du vendredi soir lorsqu’elle lui emmenait les petites (car elle ne voulait plus qu’il vienne les chercher) jusqu’au dimanche soir quand elle se repointait pour les récupérer. Elle voulait tout diriger.

    J’ai expliqué à mon amour qu’elle bleuffait, qu’elle n’était pas le juge ni la justice, que toutes les demandes qu’elle formulerait au cours de la conciliation feront l’objet d’enquêtes sociales sur demande du tribunal. En attendant elle n’avait que le droit de se conforter à la requête déjà signée des deux parties et dans ce cas, il n’avait rien à craindre ni à se reprocher. Il fallait qu’il soit prudent et il était sage de sa part de me cacher encore et d’éviter tout contact car elle pouvait bien l’espionner ou le faire surveiller afin de rassembler des éléments négatifs contre lui. Oui, il avait raison mais cette situation était si difficile à vivre ! Je la supportais très mal.

    Il passait en conciliation le lendemain et je priais tous les saints de la terre que le cauchemar s’estompe rapidement. Il lui faudrait, j’en étais convaincue, encore un peu de temps pour retrouver son équilibre et me redonner le goût de la sérénité……..à condition que cela se passe bien au tribunal ! Car dans le cas contraire, il continuerait à m’évincer jusqu’au jugement définitif (Ö Grand Dieu, pourvu que ce soit avant le jugement dernier), jusqu’à ce que le divorce soit déclaré officiellement noir sur blanc avec toutes les conditions requises (garde des enfants, pension alimentaire, partage des biens, etc…..)…et ceci risquait de prendre encore deux mois !

    Il avait quand même fait des efforts avant l’épreuve suprême et me téléphonait un jour sur deux, alors j’encaissais un peu mieux. Je faisais vraiment des pieds et des mains pour ne pas le perturber et pleurais dans mon coin http://www.grisy.net/article-3303659.html . Devant lui, je faisais le maximum pour être gaie. « Pourvu que je tienne le coup jusqu’au bout ! » pensais je. J’avais parfois tellement mal qu’il était difficile de me contrôler. J’aurais aimé pouvoir avancer le temps et retrouver enfin ce bonheur que l’on n’avait pas le droit de nous enlever.

    Février 2002 : Je n’étais pas encore arrivée au bout de mes peines ! Nous étions tellement poursuivis par la malchance que sa conciliation fut reportée au 11 mars. Motif : les avocats étaient en grêve juste le jour où il devait passer ! Pas la veille ni le lendemain, non….seulement ce jour là. J’avais parfois l’impression que le diable s’en mêlait et je me demandais même si  quelqu’un ne nous avait pas satanisés quelque part…….Si ce n’était pas de la déveine, alors dites moi ce que c’était !


    ...255ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie..............  

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 13 Novembre 2008 à 12:00
    Beaucoup de souffrances, Chère Arielle, racontées sans détours et sans faux semblants. C'est dur d'aimer et ce peut être un sacrée piège : prise de pouvoir, chantage affectif, suspicion. Et vous lui trouvez des excuses. Ce n'est pas vraiment de sa faute, cela vient de ce qu'il a vécu auprès de son ex ...Je ne sais pas. Moi, je crois que je l'aurais viré. Enfin, je dis ça ... L'amour est un sentiment incroyable qui nous pousse à accepter beaucoup et à beaucoup pardonner. Mais attention peut-être à ne pas laisser l'autre dépasser les bornes. Non ?
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