• Tonnerre de Brest et saperlipopette !

    Je savais que M…., la fille aînée de G……. (http://www.grisy.net/article-5455920.html) cherchait à se faire de l’argent de poche. Je l’ai donc contactée. Ma proposition lui semblait alléchante. Elle me présenta sa voisine AM……, qui elle aussi, était interessée. C’était maintenant presque le printemps et les vacances scolaires approchaient. Le soleil aidant, j’eus à nouveau des envies de province et je demandais à M…. de choisir la destination. Son père ayant une maison en bretagne, elle opta tout naturellement pour le finistère et ses alentours.

    JL conduisait le J7 tout au long de cette route bordée de genêts. Nous arrivâmes sur les côtes bretonnes, avec beaucoup de joie. Nous faisions notre tournée sans problème hormis que JL, à la vue de l’équipe grandissante se prenait de plus en plus pour le patron et me traitait comme une simple vendeuse. Comme dirait l’autre « je l’avais de travers ». C’était d’autant plus stupide que M… me connaissait bien et savait que le commerce était à mon nom. Les jeunes filles sont pures et avaient un œil critique sur cette situation. M….. m’avoua sa déception quant à mon mec et décida que de retour à Paris, elle ne travaillerait plus avec nous. Je savais qu’elle avait raison. Elle y voyait clair dans le jeu de JL et cet avis extérieur me mit la puce à l’oreille.

    Tout au long de la tournée, nous dormions à l’hotel…. Les 3 filles dans la même chambre et JL dans une autre. C’était son choix. Il me disait que pour que le commerce fonctionne encore mieux, il était plus judicieux que je reste près d’elles. Je n’étais évidemment pas d’accord mais avais je la parole ? non.

    Une nuit, dans un hotel de Saint Brieuc (http://www.mairie-saint-brieuc.fr/accueil/index.php) , alors que nous avions notre chambre au 3ème étage et JL au 1er et venant d’éteindre ma cigarette dans le cendrier avant de m’endormir, une forte odeur de fumée m’envahit les narines. J’étais pourtant certaine d’avoir bien éteint mon mégot. Après avoir scruté le cendrier sous tous ses angles, je réalise que cela ne vient pas de notre chambre. J’alerte les copines « vous ne sentez pas comme une odeur de brulé ? » . J’avais à peine fini ma question que déjà, un flot nuageux passait sous la porte et nous titillait la gorge. D’un élan unanime, nous nous sommes précipitées pour ouvrir la porte. Ce réflexe immédiat et irréfléchi que nous avons eu, n’est surtout pas à reproduire. Quand vous ouvrez votre porte et qu’il y a quelqu’un derrière : la personne entre. Et bien pour le feu, c’est la même ! Sitôt la porte béante, la fumée a envahit la pièce. Impossible de s’échapper ! nous étions sous les toits, en haut d’un vieil escalier en bois recouvert de moquette……..l’idéal en cas d’incendie !

    Second réflexe : pour ne pas suffoquer, nous avons ouvert la fenêtre. Décidément, nous étions têtues bornées ! le courant d’air pouvait attiser les flammes et nous aurions été cuites !……en l’occurrence grillées sur ce coup là. Fort heureusement, le feu n’avait pas encore grimpé tous les étages. Par la fenêtre, nous avons aperçu le camion de pompiers et nous nous sommes mises à hurler « Messieurs les pompiers, Messieurs les pompiers ! au secours ! venez nous chercher ! ». Je pense qu’ils devaient nous dire de ne pas paniquer mais nous n’entendions rien et apparemment ils s’affairaient à éteindre les étages du dessous.

    Ce n’est qu’après avoir maîtrisé les flammes, que les pompiers sont venus nous sortir de ce brasier. Certes, ils connaissent leur métier et nous ne devions pas risquer grand chose hormis la fumée dans les naseaux, mais comment comprendre cela lorsque la peur s’installe et que l’on ne se contrôle plus ? C’est quand même les visages emmitouflés dans des linges mouillés, que nous avons descendu ce qui restait de l’escalier pour enfin mettre un pied sur la terre ferme et à l’air pur de la bretagne. Dehors, nous attendant bien sagement, qui c’est y qui était là ? Mon JL bien sûr ! la gueule enfarinée, non pas par la suie mais des vapeurs de boite de nuit d’où il arrivait, guilleret.

    Ah bravo ! je captais maintenant pourquoi il voulait que je dorme dans la même chambre que les filles. Ce n’était pas pour le commerce mais plutôt pour ses petites affaires…………. Ah mon salaud !

     

    Les pompiers ont voulu nous emmener à l’hôpital pour surveillance, des fois que nos poumons soient obstrués. Nous avons refusé après avoir allumé et dégusté une bonne cigarette.

     

     

    ..........85ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................   

     

    « l Point noir sur la feuilleJe t’attends »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 23 Mars 2007 à 12:00
    Et voilà JL démasqué ! on se doutait que ça finirait mal, mais, comme tu nous l'as si bien raconté précédemment, il reste ces moments de vie heureuse en souvenir. Bisous
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