• Se mettre à son compte

    Parmi mon harem de caisse et bien sage dans la file d’attente, je remarquais un nouveau client. C’était un beau brun aux yeux marrons, un peu italien dans son allure. Il venait tous les jours et n’achetait que des broutilles. Un soir, après son passage, je me retournais machinalement, certainement intriguée par ce mystérieux personnage qui ne faisait pas de bruit mais en imposait par sa courte présence. Il s’était retourné juste au même moment, pour jeter un dernier coup d’œil vers moi avant de quitter le centre commercial.

    Le lendemain, il m’invita à prendre un verre. « Pas ce soir, désolée ! ». Il eut un instant de déception….. »Mais demain, oui ! «  rajoutais je. Il laissa paraître sa joie. Il m’avoua le lendemain que, si je ne m’étais pas retournée, il ne m’aurait jamais abordée. Et voilà ! il suffit qu’on se retourne sur un mec pour qu’il prenne ça comme argent comptant. Et hop ! c’est dans la poche. Et hop ! emballé, c’est pesé……………faut pas avoir de crise de torticoli, il pourrait y avoir confusion !

    Il me plaisait bien, l’italien et nous nous voyions de plus en plus souvent. Il venait de divorcer et venait aussi de quitter son travail. Son fils,  à peu près aussi vieux que le mien, se nommait Nicolas. JL….. habitait un petit logement à La Courneuve.

    C’était bientôt Noël et JL…. émis l’idée de faire un petit stand au marché de noël à St Denis, histoire de faire 3 ronds. L’idée correspondait bien à mon esprit aventureux. J’ai demandé un acompte de 200 francs et JL est allé s’achalander chez le grossiste en jouets à Aubervilliers (93).

    24 décembre 1977 : nous nous pointons au marché de Saint Denis (93) vers 5h du matin………c’est là que Paris s’éveille selon Jacques Dutronc. Nous cherchons le placier……c’est lui qui nous place. Nous n’avions qu’une petite table de camping rouge. Nous n’aurions pas dû être acceptés car pour vendre au marché, il faut avoir un registre de commerce, une patente mais c’était Noël et nous ne demandions qu’ 1m linéaire, alors le placier nous plaça.

    Avec amour, je préparais l’étalage. Il faisait froid et nous allions à tour de rôle prendre un café au bistrot du coin. Le marché de St Denis grouille de monde et, en début d’après midi, nous avions pratiquement tout vendu. Alors JL prit une partie de la recette pour réachalander. Le grossiste n’était pas loin.

    Je ne m’attendais pas à un tel succès et j’entrevoyais là une issue possible……….quitter mon Mamouth………………..

     ..........74ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................      

     
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  • Commentaires

    1
    Vendredi 23 Février 2007 à 12:00
    On dirait que la pente se remonte petit à petit.
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