• Petit coup de pouce pour les jardins de ma copine !

     

    Bonjour tout le monde ! Je vous ai déjà vanté les mérites des jardins de St Cassien en Isère.

    En ce début d'année, je refais une petite pub. N'hésitez pas à visiter le blog blandine.over-blog.com
     

    Merci !

     


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    Clopin-Clopant

      

    Canes, canards et canetons

     

    Se dandinent cahin-caha

     

    Quiets, en rang d’oignons

     

    Libres, ils vont couci-couça

     

     

     

    Se rassemblent dans un coin

     

    Coin de verdure, divins couacs

     

    Trémoussent leurs popotins

     

    Ne font jamais la cane*

     

     

     

    Mare en vue ! Cachons-nous

     

    Les chasseurs canardent

     

    Bec sous l’eau, boire un coup

     

    Les cannettes cancanent

     

     

     

    A tire-d’aile visons le nid

     

    Déployons nos palmes

     

    Sûr ! Nous voici proies faciles

     

    A marcher en canard, on rame

     

     

     

    Trop tard ! Le petit est blessé

     

    Foi de canard, il faut panser

     

    Une canne de roseau inventer

     

    Un brin le confit éviter.

     

     

     

    • Faire la cane : reculer au moment d’agir

     


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  • Extrait N°6 du récit "Un bien pour un mal", en cours d'écritureLes années passaient et personne ne s’occupait plus de cette maison hormis Odette qui vivait au rez-de-chaussée avec son mari et sa fille. Les cinq sœurs étaient de plus en plus dans la misère, chacune dans son chagrin et pratiquement sans contact vues les distances qui les séparaient. Elles se débrouillaient comme elles le pouvaient, sans repère. Pour ses études d’ethnologie, Bout de Chou fut envoyée en Corse. Elle vivait dans une famille de meuniers. Anaïs rencontra un pâtissier qu’elle épousa pour divorcer un an plus tard alors que son deuxième enfant n’avait que trois mois. Elle avait enfin touché sa part d’assurance-vie à sa majorité. Son mari se révéla être un vrai panier percé et très vite, l’argent fut dilapidé alors qu’il aurait de toutes évidences dû être investi dans la maison. Quant à Bout de Chou, elle sema le trouble chez ses logeurs en ayant une aventure avec le meunier père qui divorça pour l’épouser. Elle, qui avait toujours caché cette somme d’argent importante en faisant des heures de ménage dans une entreprise, investit beaucoup dans le moulin, tant physiquement que financièrement. Elie eut trois enfants, là-bas, au fin fond du Berry où elle vivait assez marginalement dans une vieille ferme qu’elle avait achetée, malheureusement aux deux noms : celui de son ami et elle-même alors que lui n’avait pas apporté le moindre centime. Elle se privait de bien des choses car son concubin écolo était très strict, surtout envers elle. Violette était mariée avec son mexicain et menait une belle vie de sénateur. Rose acheta une petite maison en banlieue parisienne. Toutes divorcèrent ou se séparèrent, élevant seules leurs enfants respectifs et sans aucune aide. Il était utopique d’espérer quoi que ce soit de la famille. Décidément le sort s’acharnait ! Toutes luttaient pour survivre le plus correctement possible. La seule qui n’ait pas eu d’enfant était Bout De Chou, son meunier étant d’un quart de siècle son aîné. Elle souhaita divorcer et fut obligée de fuir sur le continent, se rapprochant ainsi d’Anaïs qui lui trouva un logement décent. Avant de se rendre en région parisienne, elle avait demandé refuge à son tuteur. Son meunier la retrouva et fit les 1000 km avec la ferme préméditation de l’assassiner car il ne se voyait pas finir ses vieux jours tout seul. Il l’égorgea comme on égorge les moutons dans la montagne Corse. Dans la nuit du 8 au 9 avril 1983, Bout De Chou décéda, à 4h précisément. Elle avait 28 ans. Les quatre sœurs restantes durent subir l’atrocité du procès qui vous remet les photographies sous le nez, trois ans après le meurtre, sans oublier la reconstitution, l’autopsie, etc… enfin toute cette lourdeur de la justice en France. Il y avait décidément une tenace malédiction sur cette famille et toutes se demandaient « à qui le tour maintenant ? »

    Au bout de 25 ans après avoir renoncé à la succession, Elie reçut un courrier des affaires domaniales qui lui stipulait qu’elle pouvait désormais, avec ses sœurs, accepter à nouveau la succession, le délai étant devenu caduc. C’est la loi. Rose et Anaïs entamèrent les démarches, assez compliquées comme tout ce qui est administratif en France. Les affaires domaniales confièrent le dossier à un généalogiste. Elie était totalement opposée à cette démarche mais ne put rien faire, l’action était déjà engagée. Après de longues recherches pour voir s’il subsistait des créanciers, le généalogiste se servit bien en honoraires et seule Rose toucha son chèque. Plus qu’agacée et doutant des pratiques de Rose, Elie prit la route et se pointa à l’improviste chez le généalogiste. Elle squatta jusqu’à ce qu’il lui remette les trois chèques restant dus. Chacune toucha donc sa part, de ce qu’il restait… quelques pouillèmes qui ne leur permirent même pas de solder leurs dettes respectives. Elie avait bien raison : elles n’avaient pas besoin d’un spécialiste pour faire cette besogne, surtout qu’il omit de prendre en compte la maison de Saorra. Rose et Anaïs prirent contact avec le notaire de famille à Vernet-Les-Bains et ouvrirent le dossier pour régler enfin la succession de la maison. Des années de recherches en tous genres, des documents très difficiles à obtenir, des coups de fil, beaucoup de temps pour tourner en rond et ne pas avancer d’un chouia. A chaque fois qu’Anaïs pensait avoir soldé le dossier, Rose trouvait un nouvel argument à vérifier. Elle fit ainsi trainer l’affaire pendant de longues années, ce qui engendra des disputes entre les sœurs, des suspicions… Plus personne n’arrivait à se mettre d’accord et Violette, de son Mexique, ressassait le passé. Anaïs, convaincue que Rose faisait trainer car elle savait très bien qu’il faudrait payer le notaire, baissa les bras, ne voyant comment une issue favorable pouvait être possible et ne contacta plus le notaire. De là… silence radio ! Et les années s’écoulaient… A cette période des plus chaotiques, Anaïs se confia un peu à une très bonne amie rencontrée en Auvergne et qui était férue de généalogie. Cette amie lui fit la surprise de se rendre à Saorra lors de vacances en famille et envoya des photographies qu’Anaïs, fièrement, transmis à ses frangines. Elle déchanta bien vite lorsqu’Elie, jouant toujours les détectives, sema la pagaille s’imaginant je ne sais quel scénario. Ce fut un long interrogatoire « Qu’est venue faire cette fille à Saorra ? Dans quel but ? » Anaïs n’en croyait pas ses oreilles. C’est pour vous dire à quel point la mésentente était profonde. Jalousie ??...

     

    à suivre !


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  • “Un dessin réussi prête à rire. Quand il est vraiment réussi, il prête à penser. S’il prête à rire et à penser, alors c’est un excellent dessin. ”Cette phrase de Tignous résume parfaitement la vocation du dessin de presse.

     

    Le dessin de presse, tout un art

    Le dessin de presse est un dessin court, avec ou sans texte,
    les dessinateurs de presse ne font qu’illustrer l’actualité en portant un regard humoristique, ironique, sarcastique… Les adjectifs sont nombreux ! Le dessin de presse plait pour son côté décalé, révélateur et incisif.

    Voici le mien :

    Ma 4ème planche BD pour cette année : créer un Dessin de presse

    L’histoire du dessin de presse

    La naissance du dessin de presse doit être replacée dans son contexte. Si des caricaturistes réalisaient déjà des estampes satiriques dès la Renaissance, il faudra encore attendre pour voir réellement l’émergence de ce nouveau genre.

    Retour sur l’histoire du dessin de presse en 3 dates…

    1789 et la liberté d’expression

    Tout commence essentiellement avec la Révolution française.

    La déclaration des droits de l’homme et du citoyen, assortie de la liberté d’expression a eu pour effet le développement de ces caricatures, même si la menace pèse toujours sur les caricaturistes. Il faudra ensuite attendre le début du XIXème siècle pour voir naître à proprement parler les premiers journaux satiriques illustrés, comme Le Charivari ou La Caricature dans les années 1830.

    Les satires politiques se développent et valent parfois à leurs auteurs des démêlés avec la justice. Ce fut le cas d’Honoré Daumier, qui fut condamné à 6 mois de prison pour avoir représenté Louis-Philippe sous les traits de Gargantua.

    Dès lors, les dessinateurs s’orientent vers la satire sociale, au détriment de la satire politique.

     

    1881, une date charnière

    La loi sur la liberté de la presse change la donne. Les journaux ont désormais le droit d’être publiés sans autorisation préalable. La censure s’éloigne progressivement. Avec la IIIème république, le secteur se développe fortement et aborde tous les thèmes : politique, social mais aussi religieux.

    C’est l’âge d’or du dessin de presse.

    Avec le développement de la presse d’opinion et les améliorations techniques du domaine de l’imprimerie, de 1870 à 1940, le dessin de presse est partout. Les dessinateurs de presse s’emparent des grandes polémiques de leur temps, comme ce fut le cas pour l’affaire Dreyfus, source d’importants clivages dans l’opinion publique.

    Jusqu’à la fin de la 2nde guerre mondiale, le dessin de presse est omniprésent que ce soit dans la presse généraliste ou dans la presse satirique.

    1945, une nouvelle ère

    La fin de la guerre, le début du déclin de la presse généraliste, le développement de la télévision, de la photo… Autant de facteurs qui ont commencé à impacter le dessin de presse. Les journaux illustrent désormais leurs articles de photos. Le dessin de presse continue d’être présent dans les journaux généralistes, mais la presse satirique quant à elle continue de décliner. Un déclin déjà amorcé pendant l’entre-deux guerres. Le nombre de titres est en baisse.

    Aujourd’hui, le paysage de la presse satirique est limité à quelques titres. Ces journaux, indépendants, sont uniquement financés par leurs ventes.

    • Le Canard enchaîné, créé en 1915, un journal d’enquête illustré exclusivement par des dessins de presse,
    • Charlie Hebdo, créé en 1970, qui repose quant à lui sur ses dessinateurs. Il est créé par l’équipe de Hara-Kiri, qui venait d’être interdit,
    • Siné Mensuel créé en 2011, fait son apparition parmi les titres de presse satirique après que le dessinateur Siné quitte Charlie Hebdo.

     

     


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  • Extrait N°5 du récit "Un bien pour un mal", en cours d'écritureLeur mère étant constamment en province pour ses rendez-vous d’affaires, Bout de Chou et Anaïs étaient livrées à elles-mêmes. Bout de Chou fréquentait des amis artistes peintres ou musiciens et poursuivait ses études avec sérieux. Anaïs était toujours aussi éprise de liberté et préféra se promener rue du bac à Paris plutôt que de passer son baccalauréat. Elle avait pris la poudre d’escampette. Quand elle annonça à sa mère qu’elle n’était pas allée à l’épreuve, ce fut une scène terrible « Je te souhaite de travailler en usine toute ta vie, tu comprendras ». C’est effectivement ce qu’Anaïs fit. Elle voulait prouver qu’on n’a pas besoin d’un diplôme pour réussir. Soit, elle y est arrivée mais au bout de combien d’années de sueur ! En attendant, elle trainait au quartier latin avec des hommes pas très catholiques, chevelus et jouant de la guitare. Elle ne rentrait plus chez elle et suivit ses copains en auto-stop pour un séjour en Angleterre. Elle n’avait prévenu personne hormis Bout de Chou et ne se rendait même pas compte qu’elle était en fugue. Emma était en grand désarroi et cherchait sa fille partout. C’est la police anglaise qui la retrouva et la rapatria à Paris. Anaïs réalisa alors le chagrin qu’elle avait infligé à sa mère et s’en mordait les doigts mais ce qui est fait, est fait. Elle ne pouvait plus revenir en arrière. Elle continua cependant à fréquenter le quartier latin et tomba enceinte. Elle ne dit rien à personne, se dispute avec son mec et se retrouve seule. Enceinte de huit jours seulement, le téléphone sonne à nouveau : Emma a eu un grave accident de voiture dans le nord. Elle est à l’hôpital de Lille. Anaïs est en cours de passer son permis de conduire et les grandes sœurs sont loin. Tout le monde rentre à Paris. Anaïs se rend à Lille en auto-stop, au chevet de sa mère. Chacune se débrouille comme elle peut pour faire ces allers-retours, c’est dramatique. Emma malgré une trachéotomie parvient quand même à mentionner un papier important dans la poche de son manteau. Ce papier restera un mystère à jamais. Anaïs et ses sœurs sont persuadées qu’elle a été victime d’un complot dans ce monde de requins au sein duquel elle brassait des fortunes. Elles n’ont jamais pu le prouver. Emma agonisa pendant trois longues semaines après des périodes de coma. La seule esquisse de sourire qu’on lui vit fut quand Anaïs lui annonça qu’elle avait réussi son permis. Trois semaines de souffrances après une vie de malheurs, Emma décéda laissant cinq enfants dont deux mineures.

    Elle occupait un logement de fonction place du marché Saint Honoré à Paris où Bout de Chou et Anaïs vivaient. Rose solda avec succès les dossiers en cours et réussit à régler l’assurance-vie dont la dernière échéance n’avait pas été payée, les cinq secrétaires se retrouvèrent au chômage. Et voici, lorsque la vie s’arrête, les comptes aussi. C’était l’heure du bilan financier : il y avait plus de passif que d’actif et des créanciers aux dents longues. Anaïs et Bout de Chou étant mineures, un conseil de famille eut lieu pour désigner un tuteur. Personne ne voulait prendre cette responsabilité sauf Elie mais sa demande fut rejetée, certainement parce qu’elle était trop jeune. C’est donc le frère de Nannot qui fut désigné d’office à son grand désespoir. Voici l’amour d’un oncle envers ses nièces… Certainement effrayé par les sommes d’argent qu’Emma brassait et ne connaissant pratiquement rien de ses divers placements, il proposa de refuser la succession, ce qui fut adopté par le conseil. C’était se débarrasser vite fait bien fait des éventuels aléas. Heureusement que Rose avait sauvé l’assurance-vie. Les trois grandes touchèrent leur part. Quant aux deux plus jeunes, le tuteur en herbe leur envoyait royalement 300 francs par mois pour leur survie. Les scellés furent sitôt posés sur l’appartement de fonction. Bout de Chou revenant de l’école ne se démonta pas et les arracha. Ben oui ! Où serait-elle allée dormir ainsi qu’Anaïs en ce mois de novembre déjà bien froid ? Le lendemain matin, elles furent délogées par la police et se retrouvèrent à la rue, sans argent ou si peu. L’oncle habitant à 900 kilomètres n’en n’avait cure et ne souhaitait pas du tout accueillir ses nièces chez lui, ce qui était réciproque d’ailleurs. Elie faisait ses études à Rouen et logeait dans une toute petite chambre d’étudiant à l’université, Rose était en stage de patinage artistique en Espagne et Violette vivait à Mexico. Anaïs fut hébergée par un ami près de la place de la République à Paris et Bout de Chou partagea avec des copains un taudis sous les toits, près de la place Blanche et non loin du fameux Moulin Rouge. Ce n’était pas le meilleur quartier mais il fallait bien se débrouiller. Elles se voyaient régulièrement. Anaïs était de plus en plus enceinte. Son ami prenait soin d’elle et lui trouva un petit studio « coquet » comme on dit dans les annonces immobilières, au fond d’une cour face aux Buttes Chaumont. Bout de Chou continuait d’aller au lycée. Elle avait des fréquentations mâles assez louches et Anaïs tremblait toujours pour elle mais paumées pour paumées, elles se pardonnaient tout. Par bonheur, Bout de Chou réussit son baccalauréat et partit à l’université d’Aix en Provence. C’était déjà plus rassurant ! Anaïs accoucha prématurément d’un joli petit garçon et par je ne sais quelle opération du Saint Esprit, sa sœur Elie fort intuitive, vint lui rendre visite à l’instant « T » alors qu’Anaïs ne l’avait pas prévenue. Aux Buttes Chaumont, on lui indiqua qu’une ambulance était venue la chercher. Elle comprit de suite, oui, mais vers quel hôpital l’ont-ils dirigée ? Elle n’avait aucun moyen de le savoir et mena son enquête comme un vrai détective. Miracle, oh miracle : à peine Anaïs avait-elle donné la vie qu’on lui annonça une visite. « Qui donc peut bien être là ? Je n’ai prévenu personne » Eh voici, Elie entra dans la salle de travail. Comment expliquer cette invasion de bonheurs soudains ? Elie prit en charge sa petite sœur, contacta une association qui lui trouva un logement décent en banlieue parisienne. A sa sortie d’hôpital, on lui remit les clefs de ce petit paradis avec balcon s’il vous plaît ! Elle n’avait plus qu’à trouver du travail et une nourrice.

    Adieu donc la belle maison de Saorra ou presque : Bout de Chou, toujours très gonflée, programma une petite virée là-bas avec des copains/copines dont cette chère Mumu. Ils débarquèrent en auto-stop un soir d’hiver. Il n’y avait bien sûr ni eau, ni électricité, tout avait été coupé. Avec un réchaud à gaz et quelques pommes ramassées dans les champs, ils se firent une délicieuse compote qu’ils partagèrent, emmitouflés dans des duvets. Ils ne restèrent que quelques jours mais Bout de Chou avait comblé là un manque certain. Elle et Anaïs galéraient toutes deux à Paris alors que n’y connaissant rien à la loi, elles pensaient ne plus avoir aucun droit sur cette maison et pour cause !  Leurs parents n’avaient pas eu le temps de leur enseigner toutes ces choses qui permettent de se défendre dans la vie ! En fait elles étaient héritières tant que l’état ne s’en mêlait pas, ce qui était le cas. Elie aussi y promena ses guêtres à plusieurs reprises, avec une de ses filles. Toutes deux entreprirent de nettoyer la maison et de remettre en état le bassin dans le jardin qui accueillait une source naturelle venue directement de la montagne. Un petit trésor de la nature à préserver absolument...

     

    à suivre !


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