• La bourdonite

     

     

    Ah ! Que ne suis-je un hérisson

    Pour répondre dare-dare

    Histoire de piquer ce bourdon

     

    Il me donne la chair de poule,

    Lorsqu’il frôle mon oreille

    J’ai la sensation d’être saoûle

     

    Je ne fais plus le distinguo

    Entre acouphènes et bestioles

    Je bats de l’aile tel un corbeau

     

    Ah ! Que ne suis-je une vielle

    Ma corde grave s’imposerait

    Histoire de donner la pareille

     

    Si on m’attaque,  je réplique

    Je ne veux pas choper le bourdon

    La mélancolie me rend triste

     

    Les abeilles dépérissent

    Elles ont le bourdon

    Devant l’humanité destructrice.

     

    Ah ! Que ne suis-je digne d’un don

    Afin, d’un tour de magie

    Ne plus craindre l’aiguillon.


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  • Nous serons tous là pour vous accueillir. chacun exposera ses oeuvres : pour ma part vous pourrez découvrir quelques planches BD que j'ai réalisées cette année sous l'oeil averti de mon professeur cyril cévalier (cyrar)

     

    27ème exposition ART et CREATION 2018 du 2 au 10 juin à la salle communale de Coublevie. 27ème exposition ART et CREATION 2018 du 2 au 10 juin à la salle communale de Coublevie. 27ème exposition ART et CREATION 2018 du 2 au 10 juin à la salle communale de Coublevie. 27ème exposition ART et CREATION 2018 du 2 au 10 juin à la salle communale de Coublevie. 27ème exposition ART et CREATION 2018 du 2 au 10 juin à la salle communale de Coublevie. 27ème exposition ART et CREATION 2018 du 2 au 10 juin à la salle communale de Coublevie. 27ème exposition ART et CREATION 2018 du 2 au 10 juin à la salle communale de Coublevie. 27ème exposition ART et CREATION 2018 du 2 au 10 juin à la salle communale de Coublevie.


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  • Extrait N°10 du récit "Un bien pour un mal", en cours d'écritureLa dernière fois qu’Elie s’est rendue dans la maison, elle vit qu’elle se dégradait de plus en plus : le plancher au deuxième étage est à moitié écroulé ainsi qu’une poutre de soutien Vite, vite, vite, il faut agir !

    Anaïs reçut l’acte de vente du copropriétaire. Fallait-il qu’il soit niais ou bien qu’il s’imagine gruger quatre femmes sans défenses ? De toute évidence, il était bien au courant de l’acte de propriété sur lequel il est mentionné en clair qu’il n’est pas propriétaire ni de la terrasse, ni du jardin. Anaïs lui refit donc un autre courrier en accord avec ses soeurs, lui rappelant la loi et qu’elles pouvaient prétendre à être indemnisées. Il ne se démonta pas et rétorqua qu’il venait juste de mettre en vente et avait déjà un acquéreur potentiel. Il espérait avoir trouvé là quatre cruches à exploiter. Eh bien non, ça ne coulait pas de source ! Ce soi-disant acquéreur  était un gros coup de bluff. De toute façon, il exprima nettement qu’il n’indemniserait rien du tout, que son prix était ferme et définitif. Alors que faire ? Encore un procès qui coutera les yeux de la tête et de nombreuses démarches longues et fastidieuses sans même être sûres d’avoir gain de cause ? Elie et Anaïs sont lasses de toute cette mélasse, par contre Rose est prête à foncer sauf qu’elle donne des ordres et ne s’implique pas. Stop stop stop, c’en est trop.

    Face à un ours mal léché, mieux vaut se montrer mielleux et tenter de trouver un terrain d’entente. Les femmes ont cette finesse d’esprit que les hommes nomment « ruse ». On ne guérit pas le mal par le mal.

    Voyant que les quatre sœurs ne tombaient pas dans le panneau, notre ursidé ne se manifesta plus. Mais les impôts fonciers, oui ! Ils envoyaient des relances via Elie qui était financièrement à bout de souffle. De rage, elle envoya un message à la fratrie, demandant de réagir. La seule qui répondit fut Anaïs. Eh oui, lorsqu’il s’agit de payer, le contact se rompt dans la famille. Elie ayant déjà beaucoup trop payé pratiquement seule, Anaïs contacta les impôts et demanda un échéancier car il y avait trois années de retard ! L’échéancier lui fut accordé sans broncher. Anaïs contacta à nouveau Rose et Violette pour demander une petite participation. Réponse collective : on ne peut pas. Bon ! Anaïs s’y attendait. Pour le Mexique, c’était compréhensible vu le taux du peso et la petite retraite de Violette bien qu’elle ait deux enfants qui pourraient eux, faire quelque chose mais bref passons. Quant à Rose qui crie à tue-tête qu’on vit très bien avec 1000 euros par mois, refuse de donner ne serait-ce que 50 euros pour le geste au moins. Elle n’a jamais déboursé un iota pour Saorra, se fichant pas mal des efforts et tracas  d’Elie et Anaïs.  Dans le même temps, Elie perdit son travail. Elle était logée chez une vieille dame dont elle s’occupait. Heureusement qu’il lui reste sa chiche retraite mais ce n’est pas pour rien qu’elle travaillait en plus. La vieille dame malheureusement décéda, donc fin de contrat sans préavis. Elle commença à rapatrier ses affaires à Saorra et à s’y installer un peu. Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Elle semble bien s’y plaire malgré le manque de confort mais au moins elle est à l’abri, nous sommes en plein hiver. Bien que le climat soit relativement doux en catalogne, le vent en bord de mer où Elie possède une tente, est insupportable. Saorra est bien protégé par la montagne.

    ... à suivre !


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  • Chat fidèleMon chat détale comme un lapin

    Là-bas, à La Garenne

    Sur son chemin croise un renne

    Prend son élan, trémousse du popotin

     

    Mon chat me suit comme un toutou

    Se sauve à l’approche du voyou

    Défend sa peau avant la mienne

    Mon chat est une chienne

     

    Mon chat a des goûts de luxe

    Pourtant sauvage courant les prés

    Il se comporte en fin gourmet

    Qui donc à l’oreille lui a mis la puce ?

     

    Mon chat est réglé comme une horloge

    L’heure de la bouffe, l’heure des câlins

    Fi des changements horaires inhumains

    Jamais à la règle ne déroge

     

    Mon chat ronronne à mes pieds

    S’endort dès mon éveil

    Se roule dans la terre au soleil

    Toujours revient fidèle, me combler.


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  • Extrait N°9 du récit "Un bien pour un mal", en cours d'écritureElle partit acheter quelques pommes et du miel : produits locaux, dans une rue en contrebas et les offrit à ses sœurs. Décidément, le cordon familial se reformait. Cette journée fut un délice après tant d’années de discordes en tous genres. Sur le retour, Rose et Elie échangèrent des souvenirs d’enfance dans la région, évoquèrent des personnages qui étaient décédés sur cette petite route escarpée. Anaïs était trop petite et n’avait pas les mêmes souvenances. Toutes ces informations étaient bien intéressantes. Avant de regagner leurs pénates respectifs, elles décidèrent de faire un courrier en recommandé au copropriétaire afin, au moins, de l’informer des démarches et d’obtenir un rendez-vous. Elie retourna à Saorra quelques jours plus tard, démonta cette porte et y passa la nuit. A l’intérieur de la maison, les serrures étaient tellement vieilles que les clefs se cassèrent dedans. Elle réussit cependant à accéder à quelques pièces et resta en admiration devant les rideaux en dentelle d’époque, toujours en très bon état. N’ayant pas pu pénétrer dans la pièce sous la cuisine où elle avait stocké un chauffage au gaz, elle se gela malgré sa grosse couette. Janvier en montagne est très rude ! Elle put contacter l’artisan du coin qui avait bien connu la famille et lui demanda un devis pour au moins, réparer la toiture. Un couple de jeunes lui proposa ses services pour les petits travaux. Il restait à voir par où commencer tant il y avait à faire et surtout comment financer. La priorité était déjà de remplacer la porte d’entrée vermoulue car n’importe qui d’un peu bricoleur pouvait entrer facilement. Ensuite, il était vraiment impératif de réparer cette cheminée qui s’était écroulée faisant des dégâts dans la toiture, et puis les gouttières qui menacent encore de tomber sur la tête des passants. Pour la toiture, la voisine attenante se fâcha car la pluie coulait chez elle. Bien sûr, elle avait raison mais voici : bien que le devis ne fut pas excessif, il fallait trouver l’argent. Gros problème pour les quatre sœurs ! A cela s’ajoutent l’assurance et la taxe foncière.

    Comme prévu, Anaïs prépara un courrier en recommandé avec accusé réception pour le copropriétaire. Ce courrier dans un premier temps était une simple demande de rendez-vous afin de mettre les choses au clair. Il accepta. Les sœurs ne savaient pas ce qu’il avait mijoté ! Arriva le jour « J ». L’homme les fit entrer, elles furent très surprises de voir qu’il avait superbement bien aménagé le rez-de-chaussée. Après quelques échanges de politesse, il les invita à s’asseoir. Rose sortit le règlement de copropriété et lui expliqua les quelques règles de base à respecter. Il se mit dans une colère incontrôlée, se déploya haut et fort comme un ours en colère et les vira de chez lui. Les quatre sœurs restèrent calmes et ne délogèrent pas. Toujours confortablement assises, elles demandèrent à pouvoir discuter car visiblement, il n’avait pas tous les tenants et aboutissants du dossier. Il ravala sa rage prétextant qu’il ne savait pas qu’il y avait un règlement de copropriété. Rose, très futée et excellente négociatrice, lui remis une copie de cet acte. Elle avait prévu le coup ! Sa femme, les prenant pour des cruches, joua les naïves « nous payons des impôts fonciers, donc le jardin nous appartient dans sa totalité ». Quel bobard ! Tout le monde sait bien que les impôts fonciers concernent l’habitation en propriété. Enfin bref, ils tentaient de noyer le poisson qui commençait à se mordre la queue. Les sœurs, imperturbablement pacifiques, demandèrent à voir leur acte de vente. Ils ne l’avaient pas à Saorra mais dans leur seconde résidence. Bien ! Elles demandèrent qu’il leur envoie par mail afin de comparer avec ce qu’elles possédaient. Il accepta. Anaïs fut désignée pour représenter ses sœurs et éviter ainsi de s’éparpiller.

    Suite à cet accord conclu, Les sœurs demandèrent à pénétrer dans leur propre maison, à savoir les étages puisqu’elles n’avaient pas les clefs. Il fallait donc passer par la terrasse que Monsieur squattait sans état d’âme. Ah ! Pénétrer dans cette partie de la maison qui ne lui appartenait pas, était chose aisée pour lui… Cherchez l’erreur !   

    ... à suivre !


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