• On choisit ses amis, pas sa famille !

    La construction automobile se développe entre les deux guerres, Nanterre devient un important lieu de production (Société d’Histoire de Nanterre)
    J’ai pris ma plus belle plume et ai répondu à la carte de ma sœur C….. Je lui ai bien précisé que j’étais d’accord pour renouer le contact mais que je doutais de sa sincérité. « A la moindre entourloupe, tu n’entendras plus jamais parler de moi ».
    Elle me répond qu’elle donne un spectacle de patinage artistique à la mairie de St Ouen, près de Paris http://www.ville-saintouen.fr/index.php?pge=79 et que je suis la bienvenue.
    Je suis fière ! J’arrive à St Ouen et me rends direct à la patinoire car pour moi : le patinage, c’est à la patinoire ! J’avais tout faux. Le spectacle se déroulait dans la salle des fêtes de la mairie.
    Ma sœur trimbalait avec elle, une piste genre plastique, qu’elle montait pour l’occasion http://www.travelice.com/ .
    C’est émerveillée, que je la regardais évoluer avec sa copine M…
    Toute excitée, je les ai retrouvées en coulisses, après le spectacle. Ma sœur ne disposait pas de beaucoup de temps. Nous avons convenu que je l’appellerais pour lui rendre visite chez elle, à Nanterre http://www.nanterre.fr/ .
    Les jours passent : je n’ai pas encore téléphoné. En fait, je recule l’échéance. Encore une fois, c’est à moi de me déplacer ! je suis un peu déçue.
    Dans ce laps de temps, j’appelle mon autre sœur E…., chez qui j’ai toujours mes beaux meubles rouges laqués http://www.grisy.net/article-12593732.html . C’est petit chez Jacquouille mais je peux y caser mes meubles si je les désolidarise. « Allo ! E….. ? Salut. Je voudrais savoir quand je peux passer récupérer mes meubles ? » « Passe tel jour ».
    Ok. Je demande à Fr s’il peut m’accompagner avec son espace, quitte à faire plusieurs voyages. Nous débarquons chez E… le jour dit et à l’heure dite. Elle est absente ou tout du moins, elle ne répond pas ni à l’interphone, ni au téléphone.
    Je comprends qu’elle est derrière son carreau et refuse de me voir. Vous avouerez que c’est quand même vicieux de me faire déplacer et de mobiliser des amis pour, en finale, faire la sourde oreille. Pourquoi ne pas m’avoir dit franchement qu’elle voulait les garder mes meubles ?
    Je rentre à Taverny et, de nouveau, saisis ma plus belle plume………pour l’incendier la peau de vache ! Elle me répondit par un long courrier que je devais lui payer le loyer du temps que j’habitais chez elle, soit, si vous vous souvenez bien…………le mois où j’ai été absente 3 semaines pour cause de vacances. Autrement dit, elle me réclamait 2000 frs (environ 300 euro) pour une semaine passée chez elle avec ma fille, alors que nous payions les trois quart de la nourriture et que nous étions SDF http://webxclusion.ifrance.com/dossiers/sdf.htm . Elle me faisait un vieux chantage avec mes meubles.
    Nous avons échangé de nombreux courriers. Les siens me faisaient chanter, les miens la menaçaient. J’y allais au bleuf bien évidemment. Je n’avais pas l’intention de lui faire un procès ni quoi ni qu’est ce mais je tentais de la faire lâcher son entêtement, surtout que ces 2000 frs représentaient pour moi, une petite fortune que je n’avais pas.
    Voilà ! E…., ma sœur……..sans pitié.
    Bon. Je laisse tomber mes meubles pour l’instant.
    Je me décide quand même à rendre visite à mon autre pas mieux de sœur à Nanterre, espérant que, comme le bon vin, elle se serait bonifiée avec l’âge.
    Elle nous invite à manger, I… et moi. Elle habite un des quartiers les plus pourris de la ville, près de l’hospice http://nanterre.histoire.chez-alice.fr/index.htm où il ne fait pas bon mettre un pied dehors le soir. Entre drogués et malfras, ma sœur a créé chez elle des réunions pieuses. Elle est pote avec tous les illuminés de l’église évangélique de pentecôte et, par sa supercherie intelligente, car elle est d’un niveau intellectuel bien plus élevé que la plupart des gens qu’elle cotoye, a réussi à se les mettre dans la poche. Ils sont tous à son service. Ils lui offrent de la nourriture, des meubles, des astuces pour profiter pleinement du système. Elle a ainsi équipé toute sa cuisine. Micro onde dernier cri qui fait rotissoire en même temps, plaques à induction………tout ceci avec des bons de la mairie car Madame est au RMI.
    Je suis outrée, scandalisée, peinée de voir tous ces gens à sa botte.
    Elle en est fière. Elle nous a préparé un bon repas, à notre immense stupeur, car aux dernières nouvelles, elle évitait de cuisiner pour son fils et lui tendait richement des billets de 500 frs avec lesquels il se nourrissait de chips, malabars et autres conneries.
    Elle avait mit les petits plats dans les grands. Nous passâmes une excellente soirée.
    Sorties de là, rasant les murs pour ne pas être inquiétées dans la nuit, I… et moi, nous promettons de garder le contact avec elle…….……… mais de loin : à consommer avec très grande modération.
    Elle continuait de manipuler son entourage, de tricher car le RMI n’était qu’une couverture sociale, masquant un commerce plutôt florissant et je me disais qu’elle allait bien tenter de profiter de nous. Alors ! de loin, les sentiments avec la frangine.
    Son fils traînait avec les cas sociaux du coin et taguait, taguait, à qui mieux mieux. Les interpellations et les courses poursuites avec la police, n’avaient plus de secrets pour lui. I.. et moi, étions très tristes de voir ce qu’était devenu notre cousin et neveu.
    Ma sœur C….. recevait souvent chez elle, un ami jusriste. Quand il venait, elle s’isolait avec lui. Elle cachait visiblement des affaires……….pas très catholiques à mon avis. Un jour, ils se sont disputé violemment et j’ai compris qu’elle avait des plaintes à son encontre. A force d’abuser de la naîveté des gens, on n’est plus crédible. Il y a un temps où la corde casse.
    Elle fit avec moi, comme avec ses fidèles. Elle me prit pour une idiote et profita de ma faiblesse financière pour me rendre dépendante de ses « bons et loyaux services ».
    Elle commença par argumenter tant et si bien auprès des sociétés de crédit qui m’avaient fichée en banque de France, qu’elles levèrent toutes les interdictions ! Ce n’était pas un miracle, non. Elle avait la bosse du commerce.
    Forte de ma situation redenue potable, elle me fit ouvrir un autre compte bancaire, m’obtint des carnets de chèques et carte bleue. Je faisais très attention car je ne voulais pas sombrer à nouveau.
    Je lui avais aussi expliqué que I…. ne pouvait pas prétendre aux assedic car cet idiot de jacquouille refusait que nous nous servions de son adresse et par conséquent la nôtre puisque nous étions ses locataires.
    C…. était si adroite dans l’art et la manière d’embobiner son monde, qu’elle aurait bien pu convaincre jacquouille mais elle ne me l’a pas proposé, mais par contre, m’a gentiment dit que je pouvais me déclarer chez elle, bien que n’y habitant pas. Cela réglait le problème de I…. et j’étais contente.
    Très vite, elle profita de mes chèques pour régler ses factures. J’hésitais à accepter mais elle m’avait sous sa coupe maintenant. Je lui fis part de mes craintes et elle me remboursa dans les délais pour que je ne sois pas inquiétée.
    Ah Bon ! serait elle devenue correcte avec moi ? J’avais du mal à y croire.
    Elle attendit que mon compte tourne bien rond et me fit ouvrir une carte à la consommation dans les grands magasins du Printemps http://www.printemps.com/carte_printemps/index.aspx . Je n’en voulais pas de cette carte mais elle insista, me prit tellement la tête que nous nous rendîmes toutes les deux boulevard Haussmann .
    Elle prenait un malin plaisir à arpenter les rayons, essayait des vêtements, des chaussures…….jouait les grandes dames de Paris. Je la voyais tellement heureuse que je la laissais faire, m’éclipsant dans les rayons décoration. Après plus de deux heures de flânerie, elle me retrouva, tout sourire « viens voir ! j’ai déniché une jupe extra » « oui ! et tu paies comment ? » « Avec ta carte ! je te rembourserais. De toutes façons, tu as des petites mensualités au début ». Je m’attendais à une jupe à 100 ou 200 frs et ne regardais même pas le prix, pensant qu’elle serait correcte avec moi. Elle ne m’avait quand même pas sortie de la mouise pour m’y remettre ! Je m’interdisais cette réflexion.
    Et vas z y, z y va ! Elle prit une, puis deux jupes………des chaussures pour aller avec et un manteau bien sûr. Je pâlissais à vue d’œil. « Tu ne prends rien pour toi ? » avait elle le culot de rajouter. « Non, non, je verrais ça un autre jour ».
    C’est très inquiète que j’ai repris le métro avec elle pour rentrer dans son nanterre.
    Sitôt arrivée dans son F3, elle déballa ses fringues et me fit un vrai numéro de mannequin. Elle était aux anges, la diablesse !
    Elle me remboursa correctement les deux premières mensualités puis me demanda à nouveau un chèque pour payer son électricité. « Là ! tu vas trop loin, C…. Tu vas me mettre dans les ennuis ! » « Mais non. Tu sais bien que je te rembourse dans quelques jours ».
    Quelques jours, quelques semaines, quelques mois passèrent. Le chèque pour l’électricité avait été refusé par la banque. Je suppliais C… de me rembourser. Elle n’en n’avait rien à faire. La banque me ficha à nouveau et me prit des frais inconsidérés. Ma diabolique frangine cessa également de rembourser les fringues……..le Printemps me ficha également. Je fus interdit bancaire.
    « Rappelles toi : je t’avais dit qu’à la moindre entourloupe, tu n’entendrais plus parler de moi. Voilà, tu as gagné le pompon. Ne m’appelles plus jamais ».
    Je n’eus plus de nouvelle, à ma grande joie, jusqu’au jour où je reçus ses impôts locaux à payer. J’expliquais au trésor public qu’il y avait erreur sur la personne, que je n’avais jamais habité à cette adresse. Ils me mirent sous le nez le texte de loi qui dit que, si le locataire est au RMI et ne peux s’acquitter de son impôt, toute personne salariée vivant sous le même toit, est redevable de la taxe d’habitation http://www.pratique.fr/argent/impot/daf1503.htm .
    Je n’ai fait ni une ni deux. J’ai fait une descente à la trésorerie, apportant la preuve que j’utilisais bien cette adresse mais que j’habitais ailleurs. J’ai tout déballé, tout dénoncé : jacquouille et ma frangine au commerce verreux. Les impôts m’ont graciée de cette redevance. Je n’ai jamais su ce qu’il était advenu de ma grande et tendre soeur C………. comme c……….e !

    ......168ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.................
    « Arbres exceptionnelsDu côté de chez mon fils........ »

  • Commentaires

    1
    Mardi 4 Décembre 2007 à 12:00
    Je ne sais que dire, c'est triste tout ça, c'est un acharnement d'embrouilles, allez adieu C. sans regret. J'espère que tu vas repartir de bon pied maintenant.. bisous
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