• Nos 2 points de ralliements (1ère partie)

     Tout d’abord L’amiral Mouchez…….

     

    Mon goût de l’aventure me couta cher, très cher et à plusieurs reprises, car n’étant pas têtue, bornée…….j’ai persisté dans l’erreur !

     

    C’était la mode du mini. Mini jupes et m’as tu vue, mini vélo. J’avais pour idole Françoise hardy. Elle était grande et fine et les mini jupes la rendaient adorable. Qui dit idole, dit imitation. Maman m’avait acheté un mini vélo et j’étais fière d’être à la page. Fière et innocente, fière et naïve ! Une nuit, n’arrivant pas à dormir, je sortis mon mini vélo et partis user mes jarrets dans l’enceinte de la cité universitaire, à deux pas de chez nous, porte gentilly. Il était environ 2h et la nuit était noire. Il faut que je vous mette dans le contexte : cité U pleine d’étrangers, parc Montsouris désertique, entrée d’autoroute au pied de la porte Gentilly. Je m’amusais avec mon mini vélo dans les allées bien tracées et bien vertes. Je prenais vraiment du plaisir dans ma balade solitaire mais voilà ! on n’est jamais seul ! il y a toujours quelqu’un sur votre route. Je croise alors une bande d’étudiants libanais qui me stoppent et entâment la conversation. Je n’avais qu’une quinzaine d’années mais était déjà trop bien « en formes ». Ces jeunes gens / jeunes filles m’invitent à boire un verre dans leur chambre. Je trouve l’idée sympa et les suis, abandonnant mon vélo pour quelques instants. Arrivés devant le verre de l’amitié, je m’aperçois vite de mon erreur. Ils commencent à se rouler des joints. Je ne connaissais pas cela et ne voulais surtout pas connaître ! je ne voulais pas perdre ma raison car je savais trop comment cela pouvait se terminer ! j’ai donc avalé mon jus d’orange et ai pris congé. J’ai bien senti que mon départ déplaisait et ai pressé le pas. ……. Ouf ! je renfourche mon mini et me sauve en pédalant à qui mieux mieux. Je n’avais que quelques mètres à faire pour retouver notre maison. A aucun moment, je n’ai imaginé que ces jeunes possédaient des voitures ! voilà pas qu’ils me rattrappent en faisant crisser les pneus, me font tomber et sans que j’ai pu ne serait ce que reprendre mon souffle, ils m’avaient hissée dans leur vieux cabriolet et se sont enquillés sur l’autoroute du sud. Ils me tenaient les mains et avaient verrouillé les portes. Puis ils commencèrent à me sauter dessus (ils étaient 3 à l’arrière et 2 devant). Je me débats, complètement apeurée. Ils sortent des poignards qu’ils me collent sous la gorge, me conseillant de ne pas résister. Outre l’angoisse de me faire zigouiller, j’avais l’angoisse de me retrouver dans la traite des blanches à Tanger, car à cette époque, il y avait beaucoup de trafics de ce genre et d’ailleurs le magasin Tati à Barbès était impliqué dans une affaire morbide de filles qui disparaissaient alors qu’elles étaient dans les cabines d’essayage. Et puis, je pensais à ma mère ! quelle honte si elle apprenait cela ! les lames des poignards piquaient ma gorge. Je n’ai plus bougé et ils se sont tous soulagés. Heureusement qu’à cette époque, les fermetures de portes étaient mécaniques ! ces horreurs de mecs ayant vidé leurs balloches, s’écartèrent un peu de moi et je réussis à ouvrir une portière et me laissa tomber sur le maccadam. Je ne sais pas par quel miracle, je n’ai pas été blessée de ma chute. Ils n’ont pas pu me rattrapper puisque l’autoroute est à sens unique. Je suis rentrée à pieds. Le lendemain, il fallait que je récupère mon vélo pour que maman et mes sœurs ne se posent pas de questions. Seulement voilà ! je n’ai pas pu me lever. J’avais terriblement mal à l’anus et maman fit venir le docteur. J’ai été obligée de raconter mon histoire. On me fit passer des examens à l’hôpital. Dans la série « je n’ai pas de chance », j’ai été bien servie ! on me mit nue et à 4 pattes sur une table avec une quinzaine d’étudiants en médecine autour et on m’enfonça  une sonde. J’ai tant hurlé de douleur et de honte que ma mère sortit en furie de la salle d’attente. Bilan : j’avais une fistule à l’anus. J’ai dérouillé physiquement pendant de longs mois. Moralement, j’ai encore des séquelles.

    ...........28ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................  

    « Poisson rougeUltima forsan »

  • Commentaires

    1
    Dimanche 9 Octobre 2011 à 12:00
    Mon Dieu, quelle horreur ! J'imagine le traumatisme. Franchement, ces médecins méritaient une claque ! Les femmes ont exigé plus de respect depuis. Mais j'ai bien connu cette période là où les filles molestées étaient systématiquement jugées coupables
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