• Le Cabinet Montabel (1ère partie)

    Mes sœurs réussissant brillament dans leurs études, notre chère maison de l’amiral Mouchez commença à se vider. C…. était à la fac pour une maîtrise d’histoire de l’art et, en parralèle, pratiquait le patinage artistique. Elle était avec un fils de pharmacien de Compiègne dans l’oise et on ne la voyait plus beaucoup………..à notre grand bonheur ! V…. était partie étudier à Kiel en Allemagne et rencontra un mexicain bazané, avec qui elle se fiança (plus tard, je parlerais de lui en tant que « Mexi con », vous comprendrez pourquoi !). E…. avait eu son bac bio et s’installa à la fac de Rouen.

    Maman était de plus en plus reconnue sur la place de Paris et monta une petite entreprise en SARL,  de conseil financier et juridique, qu'elle nomma "Cabinet Montabel". Elle loua un grand appartement de fonction place du marché St Honoré à Paris, près de l’Opéra. Ses affaires allaient bon train. Elle avait 4 secrétaires et un associé. Elle eut vent que la zone de l’amiral Mouchez était vouée à le destruction sous peu. Avec un tel métier, comment ne pas farfouiller auprès du cadastre ? Elle fit des découvertes insoupçonnées. Elle se retourna contre le notaire qui lui avait caché cette dure réalité et entama une procédure. J’étais trop petite pour tout bien comprendre mais le fait est, qu’un jour un huissier s’est présenté pour nous expulser. Maman était absente mais V… était de passage entre Kiel et Mexico. V…… (qui était seule majeure) signa l’acte d’huissier et nous nous sommes retrouvées sur le trottoir avec tous les meubles. Je vous laisse imaginer la colère de maman, à son retour………….

    Nous nous sommes donc dirigées vers le cabinet Montabel où nous entâmames une nouvelle vie, entre secrétariat et tentative de vie « normale ». Gros pléonasme pour une famille comme la nôtre !

     ...........32ème épisode..........à suivre........dans la série Biographie.......................  

    « PhiloMontesquieu »

  • Commentaires

    1
    Lundi 10 Octobre 2011 à 12:00
    Farfouillage malhonnête dont nous sommes trop souvent les victimes. L'une de mes voisines et son mari étaient pripriétaires d'un appartement, au prix de bien des sacrifices. La mairie du XX (socialiste) les expropria sans que leurs conseils juridiques ne puissent rien faire. Ils durent se résoudre à demander un logement HLM (9OO,OO Euros pour un petit F2) et eurent beaucoup de chance de pouvoir l'obtenir me dirent-ils, Monsieur travailant à la Préfecture de Paris Quant à l'immeuble qu'ils habitaient, il resta vide pendant des années, livré à des squatters !
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