• Chateauponsac et l'affaire est dans l'sac !

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        Un dimanche après midi sous un soleil de plomb.

    J'arpente les ruelles de Chateauponsac, petite ville toute en hauteur, à la limite du pays d'oc et du pays d'oïl,      Pays chargé de légendes.

    A ma gauche, quelques marches de pierres nous donnent accès à la place de la mairie.
    Pas un bruit, pas un souffle de vent, quelques boulistes disputent le point.
    Tout est fermé, tout est à vendre, Chateauponsac semble endormie.

    Je m'amuse à passer d'une ruelle à l'autre, admirant les vieilles pierres  et les jardins fleuris.

    Attirée par le clocher de l'église, pointant son nez au dessus des toits condensés, mes pas me guident sur une place où le musée 
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    typiquement régional fait face à la maison du terroir.

    J'ose une entrée dans ce petit paradis ! De l'artisanat, de l'art purement et simplement. La dame au comptoir me salue gracieusement.

    Puis, je décide d'aller visiter cette église si renommée.
    Comme je suis un peu miro, je m'approche pour lire l'écriteau "Eglise fermée pour dégradations".... Oh rage, Oh désespoir !
    Qui donc s'est permis de saccager, me privant ainsi d'une petite pause au frais dans ce lieu sacré ?
    J'aurais pu méditer un peu, me ressourcer. Et bien, que nennie, niet !!
    J'ai donc posé mes fesses sur le muret et à défaut de méditation, me suis laissée emporter par la vue merveilleuse de la végétation bordant la gartempe,  
    rivière limousine pleine de ressources !

    Quelques pèlérins avaient choisi de faire la pause sur les marches de la croix, juste au milieu de la place pavée, surplombant ainsi Chateauponsac.
     
    Forces récupérées levèrent mon popotin et je descendis vers ce que j'avais aperçu être des remparts,sur la carte touristique.
    Perpendiculaire à la rue des remparts, d'où j'apercevais le pont de pierre en contrebas, le faubourg du Moustier (quartier historique) s'animait.
    Brocante, expo et fête à la bière belge .... dépaysement garanti !
    Je m'aventurais dans cet univers. La rue, seule et unique, semblait s'accrocher aux remparts.
    Devant chaque maison ayant eu un passé notoire, de grands panneaux nous expliquaient le pourquoi du comment.
    La brocante était assez folklo ! Ils n'étaient pas là pour vendre mais pour jouer le jeu du patrimoine.
    Devant une porte grillagée, des paniers emplis de vêtements avec une étiquette "Gratuit. Servez vous".
    J'écarquillais mes paupières afin d'être sûre d'avoir bien lu.
    Les propriétaires étaient derrière la grille, attablés à boire l'apero dans le jardin et nous souriaient "C'est gratuit !Servez vous" .... ce que je fis, fort béate.

    Plus j'avançais, plus les bars à bière belge s'exposaient, nous entraînant jusqu'à cette place, fin de la rue, début des remparts.
    Un barbecue géant, de la bière servie dans des verres faisant bien un demi litre chacun, des tables en bois et un muret bas, en forme de cercle,
    comme pour nous inviter à la danse.

    Un petit homme bien belge, quitta sa friteuse et entonna des airs incitant à la joie, et à capella 

    Fort aise de cette ambiance, il savait y faire le bougre ! je m'assieds sur le muret et m'emplis de cette liesse.
    Un homme, largement fait, se met à danser au centre de la placette, sa chopine levée vers le ciel.
    Un autre homme le rejoint, chopine également proéminente et ils entament une danse pour le moins historique et à inscrire dans les anales.
    Tout le monde rit, je souris.
    Puis ils viennent me tenir compagnie. Ces deux potes se retrouvaient après 40 ans de silence.
    L'un engage la conversation, me racontant les malheurs de son pote bien fait.
    Nos échanges sont plutôt sympathiques et voici que notre quidam commence à me tutoyer "Tu as de beaux yeux, tu sais, et un beau sourire aussi".
    Il ne savait pas, le pôvre, que j'ai un dentier qui me rend si charmante !
    Je me marre doucement mais sûrement. Je sens que son pote est un artiste et j'essaie de le brancher écriture mais son désespoir l'empêche de voir autrement
    qu'en noir .... il est d'ailleurs maintenant bel et bien noir au point que le petit belge lui refuse une autre bière.
    Il est pourtant attachant, ce type.
    Un autre de leurs potes vient les rejoindre et me regarde avec tant d'insistance que je commence à avoir envie de prendre la poudre d'escampette.
    "Vous vivez seule, Madame ?" .... Oh ! alors là .... il avait tout bon pour que je prenne congés "Non, je suis accompagnée".... vil mensonge mais ma grand mère
    disait qu'il y a des mensonges pieux ...
    Sur ce, je quittais les 3 larons en foire et partis descendre la rue des remparts
    vers le pont de pierres.

    Jolie balade que je vous recommande.
    Au pied du pont, la gartempe nous offre ses rives, le plaisir est garanti
    mais ne vous promenez pas seule un jour de fête locale !! 
    « A l'ouest, rien de nouveau !L'homme est très âpre à digérer. »

  • Commentaires

    1
    Jeudi 21 Août 2008 à 12:00
    je viens te dire à bientot car demain je n'aurais plus le net
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